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L' anthropomorphisme qu'est ce que c'est ?

L’ANTHROPOMORPHISME OU LA MORT PREMATUREE DU CHIEN

L’anthropomorphisme est le fait d’attribuer à un animal des caractéristiques du comportement, de la morphologie ou de la pensée humaine à d'autres entités comme les animaux. L’anthropomorphisme dont nous nous rendons coupable envers nos chiens est une déviance propre à nos sociétés occidentales. Le phénomène se généralise et représente un vrai danger pour leur santé mentale et physique. En effet, l’anthropomorphisme réduit l’espérance de vie du chien et est un frein à une relation interspécifique (homme-chien) saine. Se comporter avec son chien comme on le ferait avec un être humain (et souvent un enfant), lui prêter des intentions humaines, c’est ne pas vouloir le connaître, c’est donner une place trop importante à sa propre humanité, c’est ignorer la nature du chien, et finalement, c’est le maltraiter indirectement. Evidemment, l’anthropomorphisme est inconscient. L’enfer est pavé des meilleures intentions et souvent, mes clients me disent adorer leur chien (et je les crois). Mais bien souvent, les « mon chien c’est mon bébé » ou « mon chien c’est comme mon gosse », sont malheureusement synonymes d’irrespect total de l’éthologie canine. 
Pour vous aider, voici quelques rappels à lire et à relire régulièrement. Imprimez-les, accrochez-les en pense-bête chez vous afin de vous rappeler que votre chien n’est pas un être humain et qu’il a beaucoup à vous apprendre. 
- Votre chien est incapable de vous juger car il est dépourvu de conscience morale. En gros, il ne connaît pas la différence entre le bien et le mal puisque ce sont des notions basées sur des principes religieux ou philosophiques. Par contre, votre chien vous observe beaucoup et apprend par l'expérience à décoder vos humeurs et vos intentions sur vos traits et votre gestuelle. Il peut aussi anticiper l’humeur de l’instant grâce aux phéromones que vous dégagez et dont vous n’avez pas conscience. Par conséquent, les « il sait qu’il a mal fait car il part se cacher» sont à abandonner du répertoire. En fait, votre chien sait surtout qu’il va être réprimandé. En connaît-il la raison ? Rien n’est moins sûr… Sur le plan de la communication interspécifique, l'homme a beaucoup de chemin à parcourir car deux études de comportement sur trois révèlent que l’homme ne comprend pas du tout son chien.

- Votre chien n'est pas jaloux. C'est un sentiment humain qui lui est inconnu. Par contre il peut ressentir de l'anxiété ou de la frustration lorsque vous vous occupez d’autre chose que de lui. Pourquoi? Probablement parce que votre éducation a favorisé l’hyperattachement au lieu de l’autonomie. En fonction de sa race et de ses prédispositions, le chien peut également entrer en mode de protection de ressources. La protection de ressources n’a rien à voir avec la jalousie. Elle trouve ses causes dans l’éducation et les motivations du chien en présence.

- Votre chien ne vous doit pas « l’obéissance au doigt et à l’oeil », une expression que j’entends trop souvent. La collaboration dans la complicité est possible mais elle se mérite. Elle naît lorsque le chien est appréhendé comme tel et lorsque l’on parvient à développer son potentiel pour lui rendre de l’autonomie. Le chien doit être appréhendé comme un autre individu non-humain, qui a droit au respect de son intégrité. C’est seulement là que le chien peut commencer à exprimer sa personnalité et son véritable intérêt pour vous.

- Votre chien ne se venge pas. C’est une malheureuse projection humaine qui débouche sur des punitions incomprises. Ce qui est sûr par contre, c’est que votre compagnon va ressentir beaucoup de stress d’être sanctionné sans raison. Si votre chien est hyper-attaché, il vit très mal vos absences. Il tente donc de détourner son mal-être en se trouvant une occupation alternative de soulagement : la destruction. S’il est malpropre en votre absence, il ne fait qu’exprimer son anxiété.

- Aucune race de chien n’aime particulièrement les enfants ou ne se révèle particulièrement « joueuse » ou aime particulièrement les autres chiens, ou supporte particulièrement bien la solitude ou la ville… Il s’agit d’arguments de vente de personnes mal intentionnées ou peu renseignées. D’une part le chien devient ce que l’homme en fait, d’autre part, il ne peut pas naître avec certaines qualités qui nous arrangent. Par contre, les races (et surtout les lignées) ont bien des aptitudes physiques et mentales particulières qui appellent des besoins spécifiques à satisfaire, des patrons-moteurs irrépressibles qui créent des troubles quand ils ne sont pas respectés.

- Votre chien n’a pas « de la chance de ne rien avoir à faire de ses journées ». C’est une projection humaine. Seul l’homme aspire à réfléchir, à avoir du temps pour prendre du recul sur lui-même et sur la vie, pour se prélasser et se reposer. Pas le chien. Rien n’est pire pour lui que de ne rien avoir à faire ou de dormir à longueur de temps. Il se meurt à petits-feux de n’avoir aucune mission à remplir, de s’ennuyer. Oui, pour votre chien l’ennui est une source de grand stress et d’anxiété.

- Votre chien est un animal terrestre. Sa place est au sol, pas dans vos bras, quelque soit sa taille. En le portant systématiquement dans vos bras (et pour certaines personnes, dans leur poitrine) vous devenez un inhibiteur social. Vous empêchez votre chien d’aller à la rencontre des siens, des humains, du monde. Vous en faites un incapable, un atrophié social, un phobique agressif.

A contrario, dites-vous chaque jour que :
- Votre chien est un être sentient. Il est sensible, émotif, empathique et ressent la douleur mentale. Un chien peut se laisser tomber en dépression et décider de ne plus s'alimenter. Il est capable de s'auto-mutiler par anxiété et de considérer que sa détresse est acquise et qu’il est inutile de se battre. Il a une psychologie et elle se doit d’être respectée.

- Votre chien est intelligent et capable de déduction. C'est un être logique. La capacité de déduction du chien a été prouvée par une expérience difficile qui a consisté à mettre en évidence qu'un chien ayant appris 80 noms d'animaux correspondant à 80 peluches au terme de plusieurs mois de travail, a finalement été capable de rapporter sur demande la seule peluche "voiture" dont le nom ne lui avait pas été appris.

- Votre chien est un être dépendant, attaché, handicapé par l’autodomestication. C’est son drame, celui avec lequel il doit vivre. Si son humain d’attachement l’appréhende comme un coach ou un guide, le chien sera alors entre des mains bienveillantes qui veilleront à développer son autonomie et son potentiel. Si par contre, l’homme se pose en maître autoritaire et dominant, il fera de son chien une ombre, un être annihilé, comme c’est malheureusement trop souvent le cas.

Si l’on me demande, en tant que comportementaliste-thérapeute quelle est la plus belle preuve d’amour que l’on peut apporter à un chien, je dirai sans hésiter « le cadeau de l’autonomie développée et de l’animalité préservée ».

 

Les bienfaits de la médiation animale: Santé mentale : quand les animaux soignent

Des animaux en renfort, à l’hôpital psychiatrique ? Cela existe depuis 2010 à l’hôpital Philippe Pinel d’Amiens, où 259 patients ont déjà bénéficié du soutien d’un chien. Le but est de les aider à s’ouvrir sur l’extérieur, et donc à guérir plus rapidement. L’établissement picard est le seul en France, pour le moment, à utiliser ce qui se nomme la cynothérapie. Mais l’idée de mettre des animaux au contact de malades psychiatriques à des fins thérapeutiques s’avère prometteuse.

En réalité ancienne, cette pratique remonte, précisément, à 1792, lorsque des protestants quakers anglais décidèrent de placer des patients en compagnie de lapins ou de poules, dont ils devaient s’occuper. Le but était d’induire chez eux un plus grand contrôle émotionnel. Après cette première expérimentation, les animaux font progressivement leur entrée dans les hôpitaux psychiatriques. Certains établissements commencent à adopter des chiens pour favoriser la socialisation entre les résidents.

Aujourd’hui, en plus des chiens, on utilise des chats, des lapins, des canaris, des chevaux, des lamas ou même des dauphins, dans le cadre de ce qu’on appelle la zoothérapie ou la médiation animale. Ces animaux sont mobilisés dans les troubles mentaux, mais aussi chez les personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC) ou les personnes autistes.

Chats, hamsters, perruches…

C’est aux États-Unis que les premières études scientifiques sont conduites. Dans les années 1960, le pédopsychiatre Boris M. Levinson obtient des résultats bénéfiques en utilisant le chien comme « co-thérapeute » de l’enfant présentant des troubles psychiatriques. Il fait figure de pionnier et inspire d’autres expérimentations.

Samuel et Elizabeth Corson, eux aussi psychiatres, testent les thérapies assistées par l’animal en individuel (un animal pour un patient). Sur un groupe de 50 patients, seuls trois restent indifférents, tandis que tous les autres améliorent leur capacité à communiquer avec d’autres personnes. D’autres formules seront testées avec succès : un chat par service dans un hôpital, des oiseaux dans les salles de groupes de parole, des séances hebdomadaires de soin prodigués par les patients à des hamsters ou même à des perruches…

Il faut cependant attendre les années 1980 pour que les travaux sur l’interaction homme-animal se systématisent. Des chercheurs américains observent l’effet positif des chiens sur le niveau de stress des personnes, qu’elles soient malades ou bien-portantes, à partir d’indicateurs tels que la tension artérielle ou le pouls. Une diminution de la pression sanguine est observée lorsque la personne « papouille » l’animal, et d’autant plus quand elle a un lien préexistant avec lui.

L’habileté sociale améliorée

Les chevaux permettent une thérapie en milieu ouvert. anoldent/Flickr, CC BY-SA

L’équinothérapie (therapeutic riding ou hippotherapy en anglais), elle, est différente des exemples cités précédemment, en ce que la fréquentation des chevaux permet une thérapeutique ludique, hors des institutions de soins. On peut la diviser en deux pratiques distinctes : l’équitation en elle-même, qui permet de travailler la tonicité musculaire et la posture, et le soin de l’animal, qui concerne davantage l’émotionnel et le relationnel. Les types de patient pouvant bénéficier du contact des chevaux sont nombreux. On peut citer, parmi d’autres, les personnes atteintes d’une infirmité motrice cérébrale, de la maladie de Parkinson, de la trisomie 21, les victimes d’un AVC ou les personnes autistes.

Chez les enfants autistes mis au contact de chiens, les résultats sont positifs voire spectaculaires sur les trois grandes catégories de symptômes : troubles de la communication, difficultés dans les interactions sociales, comportements restrictifs ou répétitifs. Le lien exclusif avec l’animal crée les conditions d’un soin sans les mots, qui paradoxalement peut amener l’enfant à acquérir ou à renforcer ses compétences verbales.

Les patients atteints de dépression ou de troubles psychiatriques, les personnes âgées touchées par la maladie d’Alzheimer ou par une perte d’autonomie voient également leurs habiletés sociales améliorées avec la présence d’un canari auprès d’eux.

Mais que se passe-t-il, en réalité, entre une personne autiste et un chien ? Ou entre une personne âgée et un petit canari ? Si nous avons du mal à comprendre l’efficacité de ce lien, c’est parce que nous sommes habitués à une conception biologique de la maladie. Une grille de lecture relationnelle, en revanche, nous permet d’aller plus loin dans la compréhension de l’effet thérapeutique de l’animal.

La composante relationnelle de la maladie

La maladie, et donc le soin, ont en effet une composante relationnelle. Être malade, ce n’est pas seulement être atteint d’un dysfonctionnement biologique : c’est se voir attribuer un rôle différent dans la vie sociale. Face aux individus moins « capables » ou moins « productifs », les comportements des autres changent. Le malade chronique ou incurable pourra susciter un surcroît d’attention, ou au contraire de la crainte. Les relations s’en trouvent asymétriques et une forme d’isolement se fait souvent sentir.

Les animaux permettent à l’être humain ainsi frappé d’altérité de développer une communication non verbale. L’animal est une présence, un être vivant auquel on peut parler, même confusément, ou ne pas parler du tout. Son effet bénéfique tient dans le stimulus psycho-affectif et l’échange coordonné qu’il permet (par exemple, une caresse à un chat déclenche un ronronnement). L’éthologie a bien fait ressortir le fait que les animaux, et spécifiquement les chiens, ressentent des émotions, dont certaines peuvent être associées à une forme de compassion. La relation avec l’animal crée les conditions d’un soin sans les mots.

La maladie est affaire de positionnement relatif entre les individus. La personne se sent malade parce qu’elle consulte un médecin ou parce qu’on lui prodigue des soins. Si elle se trouve en position de prendre soin à son tour, son rôle change. Entrer en relation avec un être qu’elle considère avoir besoin de secours ou d’attention est un facteur d’amélioration de son état. Dans les expérimentations menées par les Colson, les chiens cabossés, chétifs ou timides attiraient une attention particulière. La personne diminuée par la maladie trouvait dans l’animal à secourir une possibilité de se décentrer et une utilité sociale renouvelée.

Une minorité de patients hermétiques aux animaux

Toutefois, si les thérapies assistées par l’animal montrent des résultats significatifs avec une grande variété d’espèces et de pathologies, leur efficacité n’est pas universelle. Les études montrent une minorité de patients pour laquelle l’animal n’est d’aucun secours. Certains malades psychiatriques y restent totalement hermétiques. Des personnes autistes ont une peur insurmontable des chiens ou ne supportent pas leur odeur, du fait d’une hypersensibilité olfactive. D’autres souffrant de polypathologies peuvent être allergiques à certains animaux, ou avoir un système immunitaire trop fragile pour y être exposés.

Une étude menée sur des personnes aphasiques – c’est-à-dire présentant des troubles du langage – après un AVC, a montré qu’il n’y avait pas de différence biologique entre une réhabilitation classique et une réhabilitation avec le chien : elles sont toutes les deux efficaces. En revanche, la satisfaction des patients ayant recouvré la parole grâce à un chien était bien meilleure. Ils trouvaient le protocole moins stressant, plus amusant et appréciaient la composante relationnelle.

Dans un autre registre, des critiques de la part de certains militants défendant les droits des animaux se sont faites entendre. Pour ces « libérationnistes », les animaux employés dans ces thérapies font l’objet d’exploitation. Les arguments mis en avant sont la « limitation du bien-être et de la liberté » de l’animal, ainsi que son « instrumentalisation ». Les thérapies assistées par les animaux seraient, de ce point de vue, moralement condamnables.

L’animal, un autre semblable

L’animal occupe, quoi qu’il en soit, une place singulière dans notre imaginaire collectif : le jeune Mowgli élevé par des loups dans Le Livre de la jungle, le Petit prince apprivoisant un renard qui deviendra pour lui « unique au monde », Gulliver conversant avec les intelligents et civilisés « Houyhnhnms », nom donné aux chevaux d’après le son qu’ils font avec leurs naseaux.

Dans Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling (ici son adaptation en film d’animation par les studios Disney), le jeune Mowgli est élevé par des loups avant de rencontrer de nombreux animaux, dont l’ours Baloo. Patrick Rich/Flickr

Ainsi, l’animal n’apparaît pas comme cet autre radical qui appartiendrait au domaine séparé de la nature, mais bien comme un semblable avec qui nous partageons des réactions et des émotions. Les fables d’Ésope ou de La Fontaine, comme de nombreux contes pour enfants, mettent en scène des animaux pour mieux parler des hommes… S’ils n’ont pas les mots pour communiquer, les animaux savent établir des liens avec l’homme. La médecine contemporaine ne saurait faire l’économie de cette sagesse ancestrale.

https://theconversation.com/sante-mentale-quand-les-animaux…

Comment choisir un éducateur canin?

Les indications du manuel vétérinaire Merck - comment choisir votre éducateur canin, conseils pour le grand public 

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• Optez pour un éducateur qui travaille en renforcement positif et se focalise sur le renforcement des bons comportements plutôt que sur la punition des moins bons.

• Allez observer un cours d’éducation sans votre chien. Est-ce que les chiens – et les participants humains – vous semblent à l’aise et détendus ? Si vous ne pouvez pas prendre un cours unique sans chien, ne vous inscrivez pas à long terme.

• Ne laissez pas l’éducateur entreprendre quoi que ce soit avec votre chien si vous ne savez pas précisément ce qu’il souhaite faire ou démontrer avec votre chien.

• N’hésitez pas à demander fermement à un éducateur de cesser immédiatement ce qu'il est en train d'entreprendre si ses actes envers votre chien – ou ses paroles envers vous - vous mettent mal à l’aise.

• N’optez pas pour les éducateurs qui avancent des garanties de résultats : ces personnes sont soit insuffisamment formées ou ne connaissent pas la complexité du comportement animal.

• Evitez les éducateurs qui préconisent un travail qui exclut un renforcement par la friandise. La nourriture est un des meilleurs renforçateurs possibles.

• Evitez les éducateurs qui préconisent l’utilisation de colliers étrangleurs ou à piques.

• Si vous estimez que votre chien a été victime de mauvais traitements de la part de l’éducateur, prenez les coordonnées des témoins présents. Demandez une visite vétérinaire immédiatement et faites savoir à l’éducateur que le rapport de la visite vétérinaire pourra être utilisé dans le cadre d’une plainte à son encontre.

Ouverture du site de corinne

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