La médiation animale

 

La médiation animale.

« L’animal ne se nourrit pas d’attentes idéalisées envers les humains, il  les accepte pour ce qu’ils sont et non pas pour ce qu’ils devraient être. »
– Boris Levinson (Pionnier de la Zoothérapie)-
 

    La médiation animale est « une médiation qui se pratique professionnellement en individuel ou en petit groupe de quatre ou cinq personnes maximum, à l'aide d'un animal familier, consciencieusement sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d'un professionnel appelé « Intervenant Professionnel en médiation animale » dans l'environnement immédiat de personnes chez qui l'on cherche à éveiller des réactions visant à maintenir ou à améliorer leur potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif. »

Elle vient en complément à l’intervention de professionnels du soin : pédiatre, psychiatre, orthophoniste, psychomotricien, ou de professionnels du secteur du social.

    Elle est utilisée dans le cadre de troubles de l’attention et de la concentration, de dépréciation de soi, de dépression et de solitude et d’isolement.

    Il s’agit toujours d’élaborer des projets individualisés et de mettre en place des objectifs opérationnels définis en accord avec les accompagnants tels que le psychologue, l’éducateur, l’équipe soignante ou tout autre professionnel encadrant.

    L’intervenant met en place la médiation par l’animal auprès de personnes en situation de fragilité, avec pour objectifs:

- de leur apporter un bien être,

- de développer leur dextérité,

- de stimuler les capacités cognitives,

- d’améliorer leur autonomie,

- de créer ou recréer des liens sociaux.

    Les participants n’ont besoin d’aucune compétence particulière. C’est le contact avec l’animal qui apaise, met en confiance, et crée un contexte favorable pour l’intervenant, qui reste en toutes circonstances le fil conducteur, le porteur du projet d’accompagnement.

    L’intervenant utilise l’animal en tant qu’intermédiaire (médiateur) dans une triangulation de la relation entre lui et le participant, afin de permettre à ce dernier d’atteindre, avec l’aide de l’animal, des objectifs fixés dans le cadre de son projet individuel.

 

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Le choix des animaux et interaction avec les patients:

      J'utilise mes chiens, un lapin nain bêlier et deux cochons d'inde. Tout se petit monde est éduqué, sociable, doux et suivi par un vétérinaire.

  • Le chien:

Il est prouvé depuis bien longtemps que l'animal et notamment le chien était pourvu de sens, d'instinct, de capacité à apprendre et à réagir face à des problèmes spontanés dans leur environnement naturel. Le chien possède une mémoire connectée à un lobe préfrontal qui lui permet d'éprouver ce qu'il représente. Dans l'éducation d'un chien médiateur il faut lui laisser son instinct se développer et observer comment il va s'en servir dans sa relation à l'autre.

L'animal utilisé comme médiateur doit avoir une existence réelle et concrète, un caractère inoffensif et une malléabilité : il doit pouvoir être utilisé dans différents rôles complémentaires. Il est réellement un intermédiaire, un transmetteur permettant la communication, formant le lien tout en conservant la distance nécessaire. Il doit pouvoir s'adapter de façon à correspondre aux exigences du projet et à favoriser une relation intime pour que le sujet puisse s'identifier à lui. Il doit être identifiable pour ce faire immédiatement reconnaître.

    Afin de prévenir de tout problème lié à la présence d'un chien en institution, un travail en relation avec un service vétérinaire sera mis en place afin de garantir la bonne santé de l'animal.

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  • Le lapin nain et le cochon d'inde:

      Le lapin est l'animal complémentaire qui ne représente pratiquement pas de danger et que l'on retrouve très souvent dans les dessins animés. La douceur, la légèreté, la gentillesse, la tendresse, l'attachement, l'affection et la complicité que l'enfant développe avec toutes ces qualités font du lapin l'animal par excellence pour travailler avec des jeunes fragiles. Les longues oreilles, l'air parfois triste que le lapin peut avoir, les couleurs de son pelage, les longues moustaches, sa fourrure soyeuse, son déplacement par bond et son changement de direction imprévu, en font l'animal idéal pour les enfants qui sont en échec scolaire.

    Autres avantages, c'est l'occupation par le travail des jeunes autour des lapins dans un programme de zoothérapie: entretien, nourriture, soin.

    Chez les séniors, le lapin permet de travailler sur la dextérité, la psychomotricité fine.

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